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Femmes en leurs jardins

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En quête d'une terre d'accueil ou d'un travail, les peuples ont toujours migré. Au fil du XXe siècle, Montorgel s'est teintée de saveurs et de couleurs venues d'ailleurs.

Prix de littérature 2015 du Salon du livre de Bagnères-de-Bigorre

Tous les romans de Denise Déjean

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22,00 €

Fiche technique

Auteur DÉJEAN Denise
Nombre de pages 368
Largeur 120
Hauteur 210

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En quête d'une terre d'accueil ou d'un travail, les peuples ont toujours migré. Les maris ont loué leurs bras et ouvert les jardins. Les épouses ont sculpté les parcelles avec amour pour enrichir l'ordinaire.
Asya la Russe, Maria l'Espagnole, Drusilla l'Italienne et Djédjila la Kabyle ont travaillé, aimé et souffert au coeur des jardins de la Vieille Ville.
Au fil du XXe siècle, Montorgel s'est teintée de saveurs et de couleurs venues d'ailleurs.
Un tableau humaniste sur la mémoire collective.

Prix de littérature 2015 du Salon du livre de Bagnères-de-Bigorre

Découvrez les premières pages de Femmes en leurs jardins
  
Une chronique de Dominique Lin sur France Bleu Vaucluse :
  
Dans La Matinale de Radio-Transparence, Tania Helbringer donne la parole à Denise Déjean :
  
Denise Déjean, au micro de MIX Radio

Avis

Note 
17/09/2016

Un roman humaniste empli de poésie

Je ne suis pas toujours emballé quand tout le monde s’accorde à dire qu’un roman est magnifique, lorsque seuls les superlatifs viennent à l’esprit pour décrire un livre qu’on a, non pas aimé, mais adoré… sauf lorsqu’il s’agit d’une auteure inconnue (je veux dire des médias) éditée par une maison d’édition inconnue (des mêmes médias).
Ce roman était attendu par les lecteurs qui connaissaient Denise Déjean pour Lardoulens, éd. Elan Sud, un roman de terroir truculent avec des personnages bien campés, mais ils ne s’attendaient pas à un tel renouveau, à la finesse de son écriture, à sa perception de la migration des peuples à travers le temps et la condition des femmes qui suivaient les hommes en quête d’une terre pour reconstruire leur vie.
Femmes en leurs jardins est une ode à la vie, une invitation à regarder l’autre avec compassion et générosité.
Les femmes, qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs, thème de la collection élan d’elles chez Élan Sud qui a inspiré l’auteur, ont les mêmes aspirations, les mêmes besoins, les mêmes rêves…

L’histoire commence comme toutes les histoires, d’une façon qui pourrait paraître banale : un village d’Ariège au début du XXe siècle, qui offre du travail en quantité, voit arriver successivement des vagues migratoires jusqu’aux années 1960.
Ce sont les Russes blancs qui fuient la Révolution bolchevique, puis les Italiens la faim, suivis par les Espagnols à cause de Franco, pour terminer par les Kabyles, eux aussi affamés.
Le point commun ? Les jardins, en bas du village près de la rivière, que les habitants ont délaissés à cause des crues, que les Russes vont réhabiliter et entretenir, comme le feront toutes les générations qui suivront, surtout les femmes, pour garnir l’assiette le soir au souper.
Difficile de conserver sa culture tout en faisant le maximum pour s’intégrer. La population locale n’est pas toujours des plus accueillante…
Nous allons traverser ce demi-siècle, entre allers et retours entre l’Ariège et le pays d’origine des migrants. Nous allons les suivre dans leurs questionnements sur les bienfaits de la Révolution et du tsarisme, sur la difficulté de partir sur les routes le ventre vide avec des enfants, sur la honte d’abandonner un pays en proie à la guerre et à la montée de la dictature, et encore la faim qui pousse à traverser la Méditerranée. Nous sentirons aussi leur volonté de reconstruire, de recommencer une vie sur une terre qui les a accueillis.
Lorsque Denise a écrit Femmes en leurs jardins, la question migratoire actuelle n’avait pas autant envahi les médias. Elle a su nous proposer de relire ce sujet avec du recul, avec compassion, mais aussi rudesse, réalisme, sans jugement, sans donner de leçon. Il n’y a pas de bons et de mauvais, il n’y a que des humains qui font ce qu’ils peuvent, avec leurs bras, leurs jambes, avec leur cœur.
Cela n’a pas empêché, et c’est là que je parle de renouveau dans l’écriture de Denise Déjean, la poésie qu’elle distille au fil des pages, la douceur des mots dans un monde parfois, voire souvent hostile.
Un immense roman empli d’humanisme, à lire et à conseiller…
Ma chronique complète ici :
http://dominiquelin.overblog.com/2016/09/femmes-en-leurs-jardins-roman-de-denise-dejean-chez-elan-sud.html

Note 
12/08/2016

L'immigration vue par les femmes

Lauréate de la dernière édition du Salon du livre pyrénéen avec son roman «Femmes en leurs jardins», Denise Déjean ne pouvait imaginer à la sortie du livre, en 2014, que le parcours de ses personnages, tous immigrés, serait d'une actualité brûlante un an après.

Ils sont russes, italiens, espagnols ou encore kabyles et, qu'ils soient exilés, réfugiés ou en quête d'un travail, ils ont fait le difficile choix de tout quitter dans leur pays respectif pour rejoindre la France dans l'espoir d'une meilleure vie. «Pour prendre pied, les femmes décident de cultiver leur jardin», résume Denise Déjean, même si la plupart d'entre elles se raccrochent à l'idée de retourner un jour au pays. L'écrivaine nous invite à percer le regard des femmes sur l'immigration en suivant l'histoire d'Asya, Maria, Drusilla, Rosa et Djedjila. «Elles ont travaillé, aimé et souffert au cœur des jardins de la vielle ville de Montorgel», mais peu à peu cette petite ville de l'Ariège «s'est teintée de saveurs et couleurs venues d'ailleurs».

Renaud de Bellefon, président de l'association Binaros, organisatrice du Salon du livre, ne manque pas d'éloges et confie même que le choix du jury de décerner le prix de littérature à ce roman semblait comme une évidence. Il n'y avait pourtant pas moins de 65 livres en compétition ! Et cette fidèle correspondante du groupe Dépêche a mis trois ans pour l'écrire, «ce temps était nécessaire pour se documenter afin d'être le plus fidèle possible à la réalité», explique-t-elle. «Pour assurer la véracité historique, une historienne parisienne a même tout épluché pendant cinq mois», confie l'auteure de ce «tableau humaniste sur la mémoire collective».

Une mémoire chère à cette Ariégeoise, tout aussi passionnée par la lecture, l'écriture et son travail en bibliothèque que par l'histoire de son pays qui, rappelle-t-elle, «a connu plusieurs vagues d'immigration au XXe siècle». «Les peuples ont toujours migré», souligne-t-elle, et cela malgré la barrière de la langue, les différences culturelles, voire la méconnaissance de la culture des autres.

À l'heure où l'immigration soulève tant de questions, non sans diviser un peu plus ses défenseurs et ses opposants, le roman de Denise Déjean nous invite à une véritable réflexion sur les difficultés des migrants mais aussi sur les inquiétudes des populations autochtones et les efforts indispensables des deux côtés afin de relever le défi de l'immigration. Peut-on trouver le juste équilibre entre la volonté d'intégration des uns et l'ouverture d'esprit des autres ? Espérons-le, le monde n'en sera que meilleur !

Denise Déjean : l'écriture depuis l'âge de 7 ans
À 7-8 ans, Denise Déjean écrivait déjà, s'amusant notamment à écrire des poésies sur un dictionnaire. «Je dois beaucoup à mon institutrice Noëlie», confie-t-elle. Aujourd'hui, elle écrit des nouvelles, des romans mais aussi des livres de jeunesse (pour les 10-13 ans) et a remporté plusieurs prix littéraires dont celui du Salon du livre pyrénéen ou encore de l'Académie des jeux floraux avec «Le Crime du Gamat» et «Lardoulens».

«Femmes en leurs jardins», aux éditions Élan Sud (collection «Élan d'elles»), est disponible à la librairie Auprès de Pyrène, à Bagnères-de-Bigorre.

Viktoria Telek

Note 
09/08/2016

Ce roman est pleinement réussi

Ce roman en cinq chapitres, portant chacun le prénom d’une femme remarquable (Asya, Maria, Drusilla, Rosa, Djédjila), n’est pas, on l’aura compris, un traité de jardinage, mais l’histoire d’essais successifs d’enracinement de ces étrangers dans ce nouveau pays pour qu’il leur devienne une nouvelle patrie. Ce furent les femmes qui trouvèrent le meilleur moyen de se fixer : cultiver un jardin communautaire. On découvrit le lieu au bord de l’Ariège, une terre caillouteuse, inondable dont personne ne voulait et tous se mirent au défrichement. Ensuite, tandis que les hommes travaillaient à l’usine ou sur les chantiers d’altitude, les femmes semèrent, surveillèrent, récoltèrent pour ne plus seulement rêver « de paix, de faim assouvie et de récolte ». Ils ne furent pas souvent aidés par les gens du lieu, installés « depuis des générations », « aux moeurs rigides ». Ce jardin fut au fil du temps la scène de bonheurs mais aussi de tragédies.
Denise Déjean, par des mots justes, des phrases sensibles, mène son roman à travers l’histoire du XIXe siècle. Il a pour cadre, outre le jardin, la Vieille ville, son « carasol » mot d’origine aragonaise désignant « un amoncellement de pierres mal équarries, (...) suspendues à mi-hauteur d’une falaise » que les femmes trouvaient « commode pour s’asseoir (...) ». Elle y peint de fortes personnalités, féminines, mais aussi masculines.
Ce roman est pleinement réussi comme l’est sa fabrication soignée

Note 
25/07/2016

justesse, vérité, simplicité

J’ai beaucoup aimé vos Femmes en leurs jardins, auxquelles vous avez su rendre chair et âme et votre empathie envers ces négligées de l’Histoire m’a touchée. Ce que j’ai aimé particulièrement est que vous nous les faites vivre dans la diversité de leurs cultures d’origine avec une justesse, une vérité, une simplicité, que sert une langue fluide, sans “effets” appuyés. De plus, cet hommage aux femmes n’émascule nullement leurs hommes ni ne tombe dans un féminisme outré. C’est constamment vivant, imagé, évocateur.
Je ne peux que vous remercier pour cet éclairage qui, au travers de ces destins croisés, met en lumière et la douleur de l’exil et l’espoir de renouveau de ces groupes d’immigré (es) qui se sont fondus dans notre patrimoine commun et l’ont enrichi. Ce qu’on oublie trop souvent en ces temps troublés que nous vivons en ce moment...

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